« Ce ne sont pas tant les choses qui nous font souffrir, que la façon dont nous les percevons ».

Tout est là. Dans cette fine nuance entre l’événement et le regard que nous portons sur lui.

L’optimisme, trop souvent réduit à de la naïveté, est en réalité bien plus qu’un simple état d’esprit.

C’est une posture consciente que l’on prend face à une situation, et plus généralement face à la vie.

Il y a donc une notion fondamentale de choix. On choisit de regarder une situation avec confiance et optimisme. On choisit de privilégier le bon, aux « aspects fâcheux ».

J’en vois d’ici certains, lever les yeux au ciel et marmonner « elle est bien gentille ; mais il y a des circonstances qu’on ne peut pas accepter avec optimisme ». « On voit bien qu’elle n’a pas vécu la guerre celle-là ».

Être optimiste ne signifie pas nier la difficulté, l’existence du mal ou pire encore de la haine.

C’est accepter, se relever, vivre et continuer en choisissant de prioriser le bon là où il se trouve.

Être optimiste, c’est oser penser que du bon reste à venir.

Les études mettent en avant le fait que les optimistes se retrouvent autour de trois façons de penser les choses :

  • premièrement, les événements négatifs sont uniques, ils n’ont pas vocation à se répéter dans le temps.
  • deuxièmement, un événement négatif n’est pas forcément lié à eux, ils ne vont pas culpabiliser pour une chose qu’ils n’ont pas faite ou pour laquelle ils n’ont pas de responsabilité.
  • troisièmement, un mauvais moment ça ne dure pas, il faut que l’orage passe et après ça ira mieux.

Les sourires ne suffisent donc pas.

Vous pourrez adopter une attitude positive, sourire aux anges toute la sainte journée, et communiquer à coups de « merci » et de « c’est génial », si vous n’y croyez pas vous-même, cela ne changera pas votre appréhension réelle des choses. En rentrant chez vous le soir, vous vous demanderez tout de même « à quoi bon tout cela ». Et la nuit, vous n’aurez pas plus de réponses aux questions qui vous hantent. Si votre attitude n’est pas soutenue par une conviction intérieure, elle sonnera creux. Le vernis des sourires ne remplacera pas la teneur de la pensée.

C’est bien grâce à l’analyse d’une situation et au regard que vous porterez sur elle, que vous pourrez développer votre optimisme.

L’optimisme ne se décrète pas : il se construit.
Il naît d’une façon de regarder le monde, de comprendre ce qui se joue, d’accueillir les événements avec lucidité plutôt qu’avec naïveté.
Il ne s’agit pas de nier les difficultés, mais de choisir le sens que l’on donne à ce qui arrive.

L’optimisme ne réside pas dans la façade, mais dans la profondeur du regard.
C’est une manière d’habiter le monde, de dialoguer avec le réel, d’y voir une promesse plutôt qu’une menace. Et c’est cette posture-là – consciente et sincère – qui transforme notre rapport à la vie, et par ricochet, l’énergie que nous transmettons aux autres.